Libérez-vous de Slack !

Les échanges de courriels en entreprise deviennent souvent problématiques quand leur nombre explose… on se retrouve alors à passer beaucoup de temps à les classer et à chercher après. Il existe pour cela un logiciel propriétaire Slack, qui propose de centraliser les échanges et de remplacer d’e-mails. Seulement voilà : ce n’est pas Libre.

Eh bien, on vous propose de découvrir deux outils Libres qui font exactement la même chose, mais dans le respect de la confidentialité des données que vous échangez, et ça, c’est précieux en entreprise.

RocketChat et Mattermost, qui vous permettront de :

  1. Travailler en collaboration en temps réel sur tous type d’appareils (GNU/Linux, MacOS, Windows, Android et iOS).
  2. Échanger via une messagerie sécurisée, auto-hébergée et évolutive.
  3. Communiquer en toute transparence avec vos équipes :
    1. conversations organisées en équipes et canaux ;
    2. historisation des échanges ;
    3. messagerie individuelle et de groupe ;
    4. partage voix, vidéo, écran, fichiers, images, liens…
  4. Se concentrer sur l’essentiel :
    1. notifications personnalisées ;
    2. mode « ne pas déranger »…

Voici ce a quoi ressemble RocketChat, qui est utilisée entre autres par RedHat, Intel, Samsung, Canonical et Nokia.

vidéo (en anglais)

Et voici Mattermost, est la seconde alternative libre. C’est vers elle que c’est tourné le CERN quand ils se sont inquiétés de la gestion des données de leurs utilisateurs (voir l’article du Monde informatique – pourquoi le CERN abandonne l’offre Workplace de Facebook).

Voici la vidéo de présentation (en anglais) :

Ces deux solutions libres sont téléchargeables gratuitement, mais vous pouvez également les utiliser en mode SaaS pour quelques euros.

Rendez-vous sur les sites officiels :
Mattermost.com
Rocket.chat

 

 

 

Dreamcast, si on y rejouait ?

Eh si on profitait du confinement « offert » par le COVID-19 pour jouer un peu avec la nostalgie ? Aujourd’hui, on vous propose de rejouer à la DreamCast de SEGA sans pour autant la sortir du carton.

Pour cela, on vous présente l’émulateur RedDream, logiciel libre utilisable sur GNU/Linux évidement, mais aussi sur MacOS, Windows et Android ! Pour l’utiliser rien de plus simple, rendez-vous sur le site officiel pour en télécharger l’exécutable.

Il n’y a rien d’autre à faire, mis à part se procurer les ROMs des jeux auxquels vous souhaitez jouer. (Attention, dans certains pays l’émulation de jeux vidéo est illégale, renseignez-vous).

527 jeux sont fonctionnels ! vous en trouverez la liste complète ici, alors pourquoi attendre ? A vos marques ? Prêts ? Jouez !

Steam – jouer sous GNU/Linux

Nous allons faire une exception à la règle en vous parlant d’un logiciel qui n’est pas Libre du tout : Steam

Longtemps, il a été reproché aux environnements GNU/Linux de ne pas proposer de jeux dignes de ce nom. La réalité, c’est qu’il existe quelques jeux faits pour Linux, mais que les « grosses licences de jeux » visent les OS les plus répandus et donc sont généralement développées pour Windows.
Or, depuis 2013 et l’arrivée de Steam sur notre OS Libre préféré, ce n’est plus aussi vrai.

Pour utiliser Steam, vous devez l’installer en passant par votre logithèque habituelle, on bien en allant télécharger le fichier d’installation sur le site officiel  puis créer un compte utilisateur.

Ça ressemble à ceci :SteamPour les plus « courageux » ou « bidouilleurs », vous avez également la possibilité de concevoir vous-même votre « console de jeux » avec Steam OS (basé sur Debian Linux) !
Pour ce faire vous devez utiliser un ordinateur assez costaud :

Processeur : Processeur 64 bits Intel ou AMD
Mémoire : 4 Go de RAM ou plus
Disque dur : 200 Go d’espace disque disponible ou plus
Carte graphique :
Carte graphique NVIDIA
Carte graphique AMD (RADEON 8500 ou plus récente)
Intel graphics
Et aussi :
Port USB pour l’installation
Firmware UEFI (recommandé)

et télécharger Steam OS. Un tuto vous explique tout par ici.

 

 

 

 

Firefox preview, le Libre sur mobile

On ne vous fera pas cet affront, vous connaissez déjà Firefox, le navigateur internet de la fondation Mozilla. C’est lui qui a relancé le développement d’Internet dans les années 90 en déstabilisant le statu quo que le monopole d’Internet Explorer avait créé… mais ce n’est pas de cela que nous souhaitons parler ici. (mais si ça vous intéresse lisez Le Hold-up Planétaire).
Bref, pour votre smartphone, Firefox est déjà disponible pour Android et iOS, mais une nouvelle version (pour Android) débarque ce printemps, l’occasion pour nous de vous en lister les principaux avantages :

  1. + rapide !
  2. la protection contre les pisteurs est activée par défaut
  3. les extensions font leur arrivée (la 1ère a être compatible sera uBlock Origin pour vous prémunir des publicités)
  4. la gestion simplifiée des onglets via des collections
  5. un onglet dédié au monde « privé »
  6. un thème sombre dispo pour protéger vos neunoeuils la nuit
  7. une barre de menu déplaçable en bas de l’écran quand le pouce et la taille de l’écran ne font plus bon ménage 🙂

On vous invite à lire le post de la communauté francophone de Mozilla.

Les plus impatients d’entre vous peuvent déjà le tester en téléchargeant Firefox Preview sur le PlayStore.

Bonne navigation !

 

Nouvelles – le bracelet anti-enceinte connectée.

Quelle désagréable surprise quand on se trouve chez des amis en toute confiance et qu’on s’aperçoit soudainement qu’une enceinte connectée trône dans le salon et écoute toute notre conversation !
Cette situation aura peut-être bientôt une fin grâce à ce bracelet anti-enceinte connectée.

Lire l’article sur France Inter : Un bracelet « anti-espionnage » des assistants vocaux Alexa, Siri ou autres Google Home

 

Google Maps – la géographie variable selon Google

Vous le savez, nous vous mettons en garde contre l’utilisation à tout va des produits de Google pour protéger votre vie privée. Nous avons d’ailleurs créé une infographie « Google attention danger ».

Google MapsAujourd’hui, nous tenions à vous signaler la manière qu’à Google Maps d’afficher les frontières sur ses cartes.

La notion de pays et de frontières n’est pas une vérité absolue, mais de manière mondial, c’est la communauté internationale via l’ONU (qui compte 193 États membres) qui reconnaît et définit les frontières entre les différents pays. On peut donc penser que Google utilise ce référentiel et que tous les utilisateurs de Maps voient les mêmes cartes. Que nenni ! Google ajuste les cartes en fonction du pays où vous vous trouvez.
Qu’est-ce que cela pose comme problèmes ?
1 / cela risque de « légitimer » des frontières aux yeux des populations locales alors même qu’elles ne sont pas reconnues mondialement.
2 / cela prouve que Google ne doit pas être vu comme une « encyclopédie universelle » mais bien comme un prisme qui montre « une réalité du monde » spécialement faite et adapté pour celui qui la regarde.

On vous invite à lire l’article du Washington Post « Google redraws the borders on maps depending on who’s looking » de Greg Bensinger.

Nouvelles – GNU/Linux dans le Zoom de la rédaction de FranceInter

Nous vous invitons à ré-écouter le Zoom de la rédaction du jeudi 6 février 2020 de France Inter qui traite des « crypto-virus » à l’hôpital.

Ces derniers mois, plusieurs hôpitaux français ont été touchés par des « rançongiciels », des virus informatiques qui cryptent les données de leurs victime et exigent une rançon. Le phénomène inquiète les autorités, qui encouragent à relever le niveau de sécurité informatique.

On en profite pour corriger une erreur courante :
on ne peut pas « crypter des données », mais on les « chiffre ». En effet on va chiffrer et déchiffrer (ou coder / décoder) des données avec une clef de chiffrement. Ce n’est que lorsque l’on ne possède pas cette clé que les données doivent être « décryptées ». Pour reprendre la définition du Larousse : « Retrouver le sens clair d’un message chiffré en écriture secrète, sans connaître la clef ayant servi à le transcrire. ».
On le comprend : « crypter des données » reviendrait à « chiffrer des données » sans connaître la clef de chiffrement…

Pour que ce soit totalement clair : on peut verrouiller et déverrouiller une porte à clef, dont on a la clef. On peut « crocheter » une porte dont on n’a pas la clef, mais « dé-crocheter une porte », c’est à dire « fermer une porte à clef sans avoir la clef »… c’est impossible !

PineTime, la smartwatch open source !

On vous a déjà parlé du Pinephone, le projet de téléphone Libre open-source et open-hardware. Eh bien figurez-vous que l’équipe de Pine64 cogite sur un projet de montre connectée libre, la PineTime !

À l’heure actuelle, si vous souhaitez une montre connectée Libre, vous n’avez pas d’autre choix que de vous tourner vers le projet AsteroidOS qui permet d’installer un OS Libre sur des montres propriétaires (et un peu anciennes), ça ressemble à ça :

C’est déjà super, mais le matériel reste un peu ancien et surtout pas Libre du tout. C’est ce à quoi PineTime propose de remédier.

Le projet PineTime est donc une montre connectée et open source capable d’exécuter des systèmes d’exploitation ouverts et personnalisés (tels que ephyr, FreeRTOS, Mbed, Mynewt ou NuttX, nul doute qu’AsteroidOS sera porté par la suite). La montre devrait être bien équipée avec entre autre un moniteur de fréquence cardiaque, une batterie tenant une semaine ainsi qu’un écran tactile capacitif IPS lisible en plein soleil.

PineTime Kit de développement

Actuellement, rien n’est encore utilisable, mais un KIT de développement est déjà disponible pour les « bidouilleurs » à 24,99$ seulement !

 

Nouvelle – le 28 janvier, Journée mondiale de la Protection des données

Le 28 janvier, c’est la Journée mondiale pour la Protection des données.

Aussi, on en profite pour vous rappeler que seuls les Logiciels Libres offrent la possibilité d’étudier leur code source et de prouver qu’ils ne contiennent pas de fonctionnalités malicieuses !

Pour votre navigation sur internet : utilisez le navigateur Firefox ! La fondation Mozilla a d’ailleurs créé d’autres outils qui vous permettent de garder le contrôle. Comme Firefox Lockwise, pour gérer vos mots de passe ; Firefox Monitor, pour vérifier que vos courriels n’ont pas été compromis via des sites qui ont été piratés et Firefox Send, pour transmettre vos fichiers lourds en toute sécurité.

Mais n’oubliez pas que vous êtes le maillon le plus important (ou le plus faible) :

  • Utilisez des mots de passe forts et différents pour tous vos comptes en ligne ! (Le nom de votre animal de compagnie, les dates d’anniversaire, le prénom des enfants… ne sont pas des mots de passe sûrs !)
  • Limitez votre usage des Wifi publics, en effet vos données qui y transitent sont rarement chiffrées, pire elles sont souvent analysées afin de vous profiler.
  • N’utilisez que des objets connectés dont les fabricants proposent des mises à jour régulières de leur produit. Un objet connecté, c’est une porte d’entrée privilégiée pour attaquer votre réseau !
  • Soyez vigilent sur ce que vous laissez en ligne, notamment sur les réseaux sociaux. (Protégez vous du pistage de Facebook avec Facebook Container).

Nouvelles – Qwant moteur de recherche par défaut du Gouvernement.

Entendu ce matin sur France Inter dans le 7-9 : le moteur de recherche français Qwant qui devient le moteur de recherche par défaut du gouvernement. 🤟😄
Dommage que le journaliste commence par confondre un « moteur de recherche » et un « navigateur web », mais au moins on parle de Qwant et de l’alternative viable qu’il représente.
Pour mémoire un navigateur c’est le logiciel avec lequel vous « surfez » sur l’Internet : Firefox, Opera, Chrome, Edge, Internet Explorer… le moteur de recherche, c’est le service web que vous utilisez pour faire des recherches : Bing, Duckduckgo, Qwant, Yahoo, Google…